Le puits canadien (également appelé puits climatique ou échangeur air-sol) est une technique de géothermie de surface qui utilise la température relativement stable du sous-sol pour tempérer l’air ventilé à l’intérieur d’un bâtiment. Il s’agit d’un système simple mais très efficace et écologique. Son principe repose sur un réseau de conduits enterrés à une profondeur où la température de la terre est constante, se situant autour de 10 à 15 degrés Celsius, quelle que soit la saison. L’air neuf destiné à la ventilation de la maison circule dans ces conduits et échange ses calories avec le sol avant d’être insufflé dans l’habitation.

L’intérêt majeur du puits canadien se manifeste par un double bénéfice saisonnier. En été, l’air extérieur, souvent très chaud, est rafraîchi par la fraîcheur du sol avant d’entrer dans la maison, jouant ainsi un rôle de climatisation naturelle et évitant le recours à un climatiseur énergivore. C’est dans ce cas précis qu’on le nomme parfois puits provençal (en référence au climat du Sud de la France). Inversement, en hiver, l’air froid de l’extérieur est préchauffé par la chaleur du sol, réduisant significativement la demande énergétique du système de chauffage principal.

Ce dispositif se présente donc comme une solution de chauffage et de rafraîchissement passif et à très faible consommation d’énergie, ne nécessitant généralement qu’un ventilateur (VMC) pour le déplacement de l’air. En plus de l’économie d’énergie qu’il engendre, le puits canadien améliore le confort thermique, garantit un renouvellement d’air constant et contribue à la salubrité du logement. Il est d’autant plus efficace lorsqu’il est associé à une maison bien isolée et à un système de ventilation double flux.